Les animatrices et animateurs de l'axe "Numérique, praxis et responsabilité" sont :

  • Saïd Assar, Christine Balagué, Eric Julienne, Müge Özman

Membres du laboratoire développant des projets pour cet axe :

  • Saïd Assar, Christine Balagué, Michel Berne, Madeleine Besson, Marie Bia Figueiredo, Mélissa Boudes, Imed Boughzala, Philippe Castelnau, Olfa Chourabi, Nabyla Daidj, Yannick Fronda, Ghislaine Garmilis, Cédric Gossart, Stéphanie Hérault, Loréa Hirèche, Philippe Jacquinot, Kwansoo Kim, Daniel Lang, Michel Maurice-Demourioux, Jean-Luc Moriceau, Chantal Morley, Müge Özman, Thierno Tounkara, Donia Trabelsi.

Objectifs scientifiques :

Les travaux des membres du LITEM portent sur chacun de ces trois thèmes, et notre objectif est de parvenir à plus de transversalité entre les travaux des équipes portant sur ces sujets (e.g. numérique et responsabilité). Des interactions auront aussi lieu avec des sujets de la seconde thématique (e.g. innovation et numérique, innovations et responsabilité, …).

Les recherches sur le numérique portent aujourd’hui sur les systèmes d’information mais aussi sur le secteur du numérique (logiciels, bases de données et équipements). À l’avenir, les membres du LITEM poursuivront l’étude des modèles d’affaires dans les industries numériques, des nouveaux moyens numériques de financement (de type ICO, Initial Coin Offering), des comportements des firmes du secteur des TIC et de l’économie numérique, de la transformation des équipementiers de télécommunication en sociétés de service, des plateformes numériques, des systèmes MaaS (Mobility as a Service) et de l’internet des objets.

Les recherches en matière de praxis s’intéressent aux pratiques des individus (entrepreneurs, consommateurs, …) et des organisations. La praxis concerne les actions réalisées en vue d’un résultat pratique plutôt que théorique. Dans ce domaine, les travaux de l’équipe « marketing et consommateur connecté » s’attacheront par exemple à mieux comprendre le comportement des consommateurs dans des environnements connectés. Un premier sujet est lié à l’évolution des technologies. En effet, la plupart des produits et services digitaux aujourd’hui (réseaux sociaux, systèmes de recommandations, publicité en ligne via RTB -Real Time Bidding, chatbots, …) reposent sur l’utilisation d’algorithmes de plus en plus sophistiqués (la voiture autonome par exemple va reposer essentiellement sur des algorithmes). Les nouvelles expériences consommateur dans ces univers, de modélisation du comportement à partir de données de plus en plus massives, de prédiction d’achat sont et seront avec l’intelligence artificielle (chatbots ou robots pour la gestion de la relation client, machine learning et deep learning dans les systèmes de recommandations) constituent des domaines nouveaux à explorer. Une deuxième thématique portera sur le courant actuel émergeant en recherche, au niveau pluridisciplinaire, sur les enjeux d’explicabilité des technologies auprès des utilisateurs, de transparence des algorithmes, de développement de la confiance sur les marchés dans des environnements hyper connectés. En particulier, les enjeux de responsabilité by design, de transparence des systèmes algorithmiques, et d’innovation marketing responsable constituent des sujets de recherche futurs prometteurs.

Quant aux recherches en matière de responsabilité, l’équipe « Éthique et management » contribuera à ce champ de recherche de trois manières :

  • Travaux portant sur les questions d’éthique : Une formation doctorale sur l’éthique en recherche vient d’être créée et sera développée, et un numéro spécial de revue intitule « Relatedness and the ethics of writing » sera terminé. Philippe Jacquinot soutiendra son HDR sur l’intégrité dans le management, et un projet sera préparé sur l’autoethnographie comme méthode pour étudier les dilemmes éthiques en entreprise.
  • Travaux portant sur les questions d’esthétique et sur des méthodes qualitatives : Grâce à la base acquise par la publication d’un ouvrage et d’un numéro spécial sur les méthodes qualitatives, un nouvel ouvrage sur les liens entre esthétique et organisation sera préparé, ainsi qu’une thèse et plusieurs conférences, afin de développer ce champ de recherche en France.
  • Travaux portant sur les questions liées aux ressources humaines et aux conditions d’emploi : Les enquêtes sur les effets de la numérisation seront poursuivies et étendues. Des projets en partenariat seront menés sur la question des ressources humaines en Chine et sur la gestion des ressources humaines publiques.

Des travaux seront également poursuivis sur le thème de la RSE, notamment dans le secteur du numérique (montage d’une chaire sur les innovations sociales numériques, recherche d’une thèse CIFRE sur la RSE dans le secteur du numérique), et sur l’éthique des algorithmes (notamment dans le cadre de l’institut de convergences DataIA). Enfin, les pratiques responsables en matière de recherche en sciences de gestion seront également explorées, suite au séminaire de cinq séances financé par la MSH Paris-Saclay sur le thème « Recherche et innovation responsables ».